Saint Jean 5

Découvre l'histoire des papes de l'église copte orthodoxe.

Nous commémorons aussi le décès en 882 des martyrs (1166 après Jésus Christ) du pape Jean V le soixante-douzième patriarche de la prédication de saint Marc. Ce pape était le moine Jean ibn abi-l-Fath. Il fut sacré pape le 2ème jour du petit mois 863 des martyrs (1147 après Jésus Christ). Ce pape avait un concurrent nommé Jean ben Kadrân. Ce dernier voulut faire intervenir le calife al-Zaher en sa faveur mais les évêques, les prêtres et les notables se mirent d’accord que le siège de saint Marc ne pouvait pas être un objet de convoitise à la disposition de toutes les ambitions et le calife se relia à leur avis. Après son intronisation, le pape convoqua le moine Jean ben Kadrân pour lui proposer d’être évêque de Samannoud mais ce dernier refusa et promit de demeurer toute sa vie un simple moine.

A l’époque de ce pape et sous le califat d’al-Zafer dont le ministre était nommé al-‘Adel ben al-salã, un usurpateur s’empara du trône d’Ethiopie et exila le roi légitime. Le métropolite de ce pays, abba Michel al-atfihi, lui reprocha son action ce qui le mit en colère. En conséquence il écrivit à al-‘Adel pour lui demander de convaincre le pape de sacrer un autre métropolite pour l’Ethiopie. Comme le pape refusait d’obtempérer, il le fit mettre en prison et ordonna aux chrétiens de mettre leurs ceintures et de retirer leurs couvre-chefs. Mais ceci ne dura pas longtemps car le gouverneur du Caire se rebella contre lui, le tua et prit sa place. Pendant la période de troubles plusieurs églises furent détruites et pillées. Lorsque les difficultés passèrent, il restait encore un seul copte dans l’administration du Calife. Celui-ci se nommait al-Asaad Salib qui se chargea de la reconstruction des églises détruites, de la consolidation de celles qui étaient délabrées ainsi que du remplacement les récipients volés.

Peu de temps plus tard, le ministre al-Abbas tua le Calife al-Zafer et proclama le fils de ce dernier pour lui succéder sous le nom d’al-Fa-iz alors qu’il n’avait que cinq ans. Abbas pensait gouverner l’Egypte jusqu’à la majorité du jeune calife. En conséquence il agit comme bon lui semblait en pillant et en tuant et il proclama la guerre aux croisés. Les chrétiens subirent des difficultés de la part des croisés ainsi que de leurs concitoyens et se retrouvèrent entre le marteau et l’enclume. Quelques temps plus tard, le peuple se rebella contre al-Abbas qui s’enfuit vers la Syrie mais fut tué en chemin. Puis, il fut remplacé par le prince Talã-i-e ben Raziq le gouverneur d’al-Achmounayn qui était le plus puissant parmi les princes. Il alla au Caire, prit le dessus sur les soldats d’al-Abbas, rétablit le calme et se fit surnommer al-Malik al-Saleh. Il était cruel envers les chrétiens et, à son époque, il y eut une grande et forte inflation des prix et une épidémie s’attaqua aux vaches. Lorsque les difficultés s’accrurent, le pape Jean V fut grandement affecté et il rendit l’âme entre les mains du Père céleste. Il fut enterré à l’église de saint Macaire après avoir siégé pendant huit années, huit mois et quatre jours.

A l’époque de ce pape il fut ajouté dans la prière de confession finale de la sainte liturgie eucharistique le mot « vivifiant » Pireftanqo après l’expression « que c’est le Corps » et depuis il est dit : « que c’est le Corps vivifiant que Ton Fils Unique, notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ, a pris de notre Dame et notre Reine à tous, la Mère de Dieu sainte Marie ». Ceci fut fait après de grandes discussions.

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